• Concours "Jeunes Poètes"

    Concours de poésie "Jeunes Poètes"

     

    NOS DEUX CONCOURS DE POÉSIE ANNUELS

    "JEUNES  POÈTES" ( 2 catégories)

    2016/2017

    Concours  "Jeunes Poètes"

     

    Concours  "Jeunes Poètes"

     

     

     

     


    Consignes 9  10   11 :   Majuscules en début de phrase.

    TEXTE_01 :

    Comment ça va sur la terre ?

    Ça va, ça va, ça va bien

    Les petits chiens sont-ils prospères ?

    Mon Dieu oui, merci bien

    Et les nuages ?

    Ça flotte

    Et les volcans ?

    Ça mijote

    Et les fleuves ?

    Ça s’écoule

    Et le temps ?

    Ça se déroule

    Et votre âme ?

    Elle est malade

    Le printemps était trop vert

    Elle a mangé trop de salade.

    ROBERT DESNOS

    Commence ton poème par les trois premiers mots et continue-le à ton gré mais en t’inspirant de Robert Desnos.

     

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    TEXTE_02 :

    JOHN

    John apportait un plateau

    Sur lequel était un bateau

    Monsieur, assis sur son lit,

    Passa son habit et dit :

    Posez ça là quelque part

    Je termine mon cigare.

    Une heure après, John revint

    La fenêtre était ouverte.

    Sur le lit, il n’y avait rien,

    Rien non plus sous la plante verte

    Et rien du tout sur le plateau...

    Monsieur est parti en bateau.

    JEAN TARDIEU

    Commence ton poème par le prénom d’un personnage de ton choix à qui il arrive des choses ordinaires ou extraordinaires.

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    TEXTE_03 :

     

    Le bonheur


    Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.
    Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer.


    Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite.
    Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.


    Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite.
    Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer.


    Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite.
    Sur les cornes du bélier, cours-y vite. Il va filer.


    Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite.
    Sur le flot du sourcelet, cours-y vite. Il va filer.


    De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite.
    De pommier en cerisier, cours-y vite. Il va filer.


    Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite.
    Saute par-dessus la haie, cours-y vite. Il a filé !


    (Paul Fort)

    Inspire-toi de Paul Fort pour parler aussi de la tristesse, de la colère, de la beauté, de la musique...

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    TEXTE_04 :

     

     Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage

    Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
    Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
    Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
    Vivre entre ses parents le reste de son âge !

    Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
    Fumer la cheminée, et en quelle saison
    Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
    Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

    Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
    Que des palais romains le front audacieux,
    Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

    Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
    Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
    Et plus que l'air marin la doulceur angevine.

    Joachim du Bellay

    A ton tour, écris un sonnet qui commencera par l’adjectif qualificatif de ton choix.

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    TEXTE_05 :

    Arrias a tout lu, a tout vu, il veut le persuader ainsi ; c'est un homme universel, et il se donne pour tel : il aime mieux mentir que de se taire ou de paraitre ignorer quelque chose. On parle à table d'un grand d'une cour du Nord : il prend la parole, et l'ôte à ceux qui allaient dire ce qu'ils savent ; il s'oriente dans cette région lointaine comme s'il en était originaire ; il discourt des moeurs de cette cour, des femmes du pays de ses lois et de ses coutumes ; il récite des historiettes qui y sont arrivées ; il les trouve plaisantes, et il en rit le premier jusqu'à éclater. Quelqu'un se hasarde de le contredire, et lui prouve nettement qu'il dit des choses qui ne sont pas vraies. Arrias ne se trouble point, prend feu au contraire contre l'interrupteur : "Je n'avance rien, lui dit-il, je ne raconte rien que je ne sache original : je l'ai pris de Sethon, ambassadeur de France dans cette cour, revenu à Paris depuis quelques jours, que je connais familièrement, que j'ai fort interrogé, et qui ne m'a caché aucune circonstance." Il reprenait le fil de sa narration avec plus de confiance qu'il ne l'avait commencée, lorsque que l'un des conviés lui dit : "C'est Sethon à qui vous parlez, lui même, et qui arrive fraichement de son ambassade."

         Jean de la Bruyère, Les Caractères, De la société et de la conversation, 1688.

     Comme La Bruyère, fais le portrait d’un personnage de ton choix en accentuant les traits de son caractère.

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    TEXTE_06 :

     

    Non, Monsieur le Comte...

    Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie !...noblesse, fortune, un rang des palces ; tout cela rend si fier ! Qu’avez-vous fait pour tant de biens ! vous vous êtes donné la peine de naitre, et rien de plus. Du reste, homme assez ordinaire ! tandis que moi, morbleu ! perdu dans la foule obscure, il m’a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu’on en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes...

     

    BEAUMARCHAIS ( Le mariage de Figaro Acte V, scène 3 Extrait )

     

    Comme Figaro, oppose-toi à ce qui te semble insupportable et adresse-toi à l’interlocuteur de ton choix.

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    TEXTE_07 :

    ROMAN

    On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans.

    -Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,

    Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !

    _ On va sous les tilleuls verts de la promenade.

     

    Les tilleuls sentent bons dans les bons soirs de juin !

    L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ;

    Le vent chargé de bruits, - la ville n’est pas loin -,

    A des parfums de vigne et des parfums de bière...

     

    Nuit de juin ! Dix-sept ans ! On se laisse griser.

    La sève est du champagne et vous monte à la tête...

    On divague ; on se sent aux lèvres un baiser

    Qui palpite là, comme une petite bête...

    Arthur RIMBAUD (Extrait)

    Inspire-toi de Rimbaud pour exprimer ce que l’on ressent à ton âge.


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    TEXTE_08 :

    Ecoutez la chanson bien douce

    Ecoutez la chanson bien douce
    Qui ne pleure que pour vous plaire,
    Elle est discrète, elle est légère :
    Un frisson d'eau sur de la mousse !

    La voix vous fut connue (et chère ?)
    Mais à présent elle est voilée
    Comme une veuve désolée,
    Pourtant comme elle encore fière,

    Et dans les longs plis de son voile,
    Qui palpite aux brises d'automne.
    Cache et montre au coeur qui s'étonne
    La vérité comme une étoile.

    Elle dit, la voix reconnue,
    Que la bonté c'est notre vie,
    Que de la haine et de l'envie
    Rien ne reste, la mort venue.

    Elle parle aussi de la gloire
    D'être simple sans plus attendre,
    Et de noces d'or et du tendre
    Bonheur d'une paix sans victoire.

    Accueillez la voix qui persiste
    Dans son naïf épithalame.
    Allez, rien n'est meilleur à l'âme
    Que de faire une âme moins triste !

    Elle est en peine et de passage,
    L'âme qui souffre sans colère,
    Et comme sa morale est claire !...
    Ecoutez la chanson bien sage.

    Paul VERLAINE

    Ecoute et traduis en poésie ce que tu entends.

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     TEXTE_09 :

    Écris une fable et n'oublie pas sa morale

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      TEXTE_10 :

    Inspire toi d'un poème de ton choix pour écrire un poème personnel

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      TEXTE_11 :

    Écris un texte entièrement libre

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